Proulx, Anne-Marie

Anne-Marie Proulx, Thea, 2016-2020

Numéro de lot : 

27
Thea

Des roses émergent comme des personnages dans l’obscurité de la nuit. Elles proviennent d’un ensemble de photographies qui s’intéressent aux traces réelles ou imaginaires de femmes dans une vieille ville d’Amérique. Empruntant les parcours de la protagoniste du roman Le premier Jardin d’Anne Hébert, l’artiste s’inspire librement du regard posé sur cette ville par les yeux d’une femme déracinée, qui y cherche des repères. C’est par la présence de la nature, de la vie qui grimpe sur les bâtiments et se répand jusque dans les rues, que s’amorce le renouvèlement de liens avec le territoire sur lequel repose la ville.

Photographie argentique, impression à jet d’encre,
  • 2016-2020
76,2 x 101,6 cm,
1/5

Valeur estimée : 

2 350 $

Anne-Marie Proulx crée des univers poétiques qui puisent dans nos conversations avec les territoires et dans nos relations avec le langage. Ses projets actuels réfléchissent aux liens de réciprocité à créer ou à entretenir avec nos environnements naturels, une réflexion qui se fait dans le partage d’idées et de regards, par le biais de différentes démarches collaboratives.

Son projet Le premier jardin a fait l’objet d’un livre photographique, Le jardin d’après, publié aux Éditions Loco en 2021. Son travail récent a été présenté dans de nombreuses expositions individuelles (Espaces F, Vaste et Vague, Maison de la littérature dans le cadre de Manif d’art 9 – La biennale de Québec, Galerie des arts visuels de l’Université Laval, Occurrence dans le cadre de Momenta | Biennale de l’image, YYZ). Ses oeuvres ont aussi circulé au sein d’expositions collectives au Canada, au Royaume-Uni, en Autriche et en France. Une de ses installations a récemment été acquise par le Musée d’art contemporain de Montréal et ses oeuvres figurent dans les collections d’Hydro-Québec et de la Ville de Montréal. Elle vit à Québec.